Papou on dirait qu’on a perdu notre enfance nous deux, rachetons une balançoire, des magnolias et un peignoir papou, c’est peut-être ça la solution.

On n’rattrape plus rien, on court après l’sommeil, le sommeil apaisant, on fait raisonner les pas sur les pavés, on fait sonner le telephone. On croise quelqu’un, 4h du matin. On passe devant, peu importe. Puis on s’assoit sur le banc. On s’assoit parce qu’on en peut plus d’etre debout, et qu’on n’veut pourtant pas ceder au sommeil ravageur qui tente de nous emmener. Emmener vers les cavernes profondes de l’inconcient. Pour triturer les cicatrices, les faire saigner jusqu’aux spasmes, qui font sortir de la torpeur. On regarde l’aube qui arrive, si frele. On oublie de regarder le temps. Le temps. Le temps qui coule sur les joues, qui scintille à la lueur de l’aurore.

D’la destruction et de l’acrylique sur les mains. Trainées de peinture, trainée tout court. Tu fais les trottoirs du pessimisme, à la recherche d’un peu plus de malheur. Histoire d’avoir toujours plus de jouissance, jouissance à s’complaire dans le gouffre. Celle qui s’complait dans son mal-être, que c’est bon d’se laisser submerger par la vague. Trainées de peinture, entrainée le jour. Entrainée par toute la bascours par la dissociation de Bien et Mal, c’est beau le manichéisme, c’est beau de se vendre comme des tranches de jambon au supermarché, la vertu c’est d’blesser les autres, la vertu c’est l’orgueil, le péché c’est d’se laisser exister. On finit par s’salir les mains à frapper contre un mur, trainées de peinture, silence le jour.

Love above the time.

Robe jaune, on s’coule une douille, tu m’prends dans tes bras, j’ai comme cette honte de t’embrasser, robe jaune, smoothie au marijuana, avec de l’eau c’est aussi fade que le thé, c’est meilleur avec du lait sucré. Robe jaune dehors, et on s’détruit à l’intérieur, les gens trouvent ça cool. Comme un rêve putain qui a pas d’sens, robe jaune, toi, la honte, moi, et V. V dans l’esprit, V qui demeure, sans jamais faire acte de présence. Besoin d’silence social, smoothie au marijuana, une dystopie fabuleuse.

“Mais toi, c’est différent, tu fais partie de mon monde.”